Ostéopathe Toulouse

Questions-Réponses

Dans cette partie, votre ostéopathe vous répond en essayant de simplifier au mieux ses explications tout en étant assez précis afin de répondre à vos  interrogations… N’hésitez pas à lui envoyer vos questions, il essaiera dans la mesure du possible d’y répondre le plus rapidement.

Que faire ou ne pas faire après une séance d’Ostéopathie ?

Après une séance d’Ostéopathie, il est conseillé la plupart du temps de bien s’hydrater afin d’aider votre corps à drainer les toxines, mais également de ne pas effectuer d’activité physique trop intense afin que les tissus détendus pendant le traitement ostéopathique ne soient pas de nouveau sollicités trop rapidement, ce qui aurait pour conséquence un possible retour à l’état de rétraction ou de tension des tissus tels qu’ils étaient avant l’intervention de votre ostéopathe.
En effet dans les 24-48h suivant la séance les tissus sont davantages sensibles aux agressions.

Lorsque l’on se fait craquer tout seul dans la nuit ou en faisant un mouvement dans la journée, cela a t-il le même effet que l’ostéopathe lorsqu’il vous manipule ?

Pour répondre à cette interrogation, il faut revenir sur le mécanisme du craquement…
Le craquement est un bruit qui apparaît lors d’une dépression se faisant au niveau d’une articulation. Mais qu’est ce qu’une dépression dans une articulation ?

Pour reprendre depuis le début et en schématisant, une articulation correspond à la jonction de deux segments osseux dont la fonction comme chacun sait est de permettre le mouvement de ces segments. Nous allons prendre l’exemple de votre deuxième doigt de la main, votre index.
Si l’on considère l’articulation inter-phalangienne proximale, c’est à dire la jonction entre la première phalange et la seconde. Nous sommes en présence d’une articulation assez simple que l’on nomme « bi-condylaire », mais ne rentrons pas trop dans les détails techniques de description anatomique.
Concrètement deux os sur lesquels vont se trouver au niveau de leurs extrémités qui vont former l’articulation inter-phalangienne, du cartilage. Ce cartilage est une structure épaisse et très lisse qui vient encrouter les extrémités qui vont former des articulations. Le rôle de ce cartilage est de protéger l’os sous-jacent en réalisant des glissements dont les frottements sont quasi nuls (chez un sujet jeune). Pour que ces glissements s’effectuent avec le moins de frottements possible la présence du liquide synovial est indispensable, ce dernier permet d’une le glissement comme si l’on avait mis de l’huile dans un mécanisme et également c’est lui qui nourri le cartilage par phénomène d’imbibition.
Ce liquide synovial va rester dans l’articulation grâce à une structure capsulaire, sorte de membrane assez résistante qui fait le tour de l’articulation en s’insérant sur le pourtour des extrémités de ces deux phalanges. Ainsi cette capsule délimite une cavité fermée où le liquide ne peut s’en échapper. Pour information, ce système capsulaire a aussi surtout pour rôle le maintient de l’articulation avec d’autres structures bien connues et qui sont seulement des épaississements de cette capsule, les ligaments.
Une dernière chose à savoir le cartilage est pour ainsi dire microscopiquement poreux c’est grâce à cette particularité qu’il est nourri par capillarité grâce au liquide synovial.

Pour rentrer un peu plus dans le phénomène de mise en place du craquement et donc obtenir ce phénomène de dépression, il faut en premier qu’il se crée dans l’articulation une compression de deux surfaces cartilagineuses l’une contre l’autre. Cette compression des deux surfaces articulaires va réaliser un refoulement du liquide synovial vers les autres endroits de l’articulation comme notamment les culs de sacs synoviaux qui sont des replis de la membrane synoviale (couche interne de la capsule).

Ainsi, nous avons alors les deux surfaces articulaires en contact, lequel contact va créer un vide, ou dépression comparé à la pression environnante formée par le liquide synovial refoulé sur les bords des cartilages.
Il s’agit ensuite du même mécanisme de bruit que vous pouvez réaliser chez vous lorsque vous êtes pieds nus dans votre baignoire debout…Vos pieds sont secs, la surface de la baignoire est sèche et forcément puisque vous êtes debout, vos deux pieds sont en contact.
Il ne vous reste plus qu’à ne plus bouger les pieds, ouvrir l’eau et la laisser couler tout autour de votre pied et vous avez mis en place les conditions propices à la réalisation d’un bruit similaire à une articulation lorsqu’elle craque.
Pour enfin obtenir le bruit, vous l’avez déjà tous fait chez vous, vous retirer le pied assez franchement et vous obtenez votre bruit !

Maintenant que nous savons comment apparaît un craquement articulaire, nous allons pouvoir répondre à la question posée précédemment. Le craquement de la manipulation chez l’ostéopathe est-il la même chose que celui réalisé tout seul la nuit ou lorsque l’on fait un faux mouvement ?

Physiquement la réponse est oui, car le mécanisme de bruit reste le même.
Cependant, les effets sont rarement les mêmes.
En effet, nous pouvons comprendre maintenant que toutes les articulations du corps (400 dans le corps humain) peuvent faire ce bruit articulaire. Donc chacun peut arriver à se faire craquer une ou plusieurs articulations. Cependant la différence entre votre propre manipulation et celle réalisée par un ostéopathe n’a pas la même précision.
En effet, l’ostéopathe va pouvoir déterminer extrêmement précisément quel niveau a perdu de sa mobilité. Et c’est ce niveau là précisément qu’il faut libérer. Lorsque l’on essaie de se faire craquer ou lorsque que l’on se fait craquer sans le faire volontairement en bougeant la nuit, les articulations qui ont « craqué » ont peu de chances d’être les bonnes qui devaient être corrigées. D’autant plus que celles qui sont à corriger la plupart du temps ont une réel restriction de mobilité et donc nécessitent une force localisée non négligeable. Cela ne veut absolument pas dire que l’ostéopathe doit forcer pour faire la manipulation, mais que la pression exercée doit être très précise et focalisée pour que le bon niveau se libère.

Peut-on prévenir l’installation de l’arthrose ou ralentir son évolution?

Pour répondre à cette question, nous devons expliquer au préalable ce qu’est l’arthrose et pourquoi il est important d’empêcher son apparition ou d’au moins ralentir son évolution.

 

Qu’est ce que l’arthrose?

L’arthrose correspond à l’usure des cartilages d’une articulation.

Des articulations nous en avons un trés grand nombre dans le corps humain près de 360.
Les énumérer serait trop fastidieux, mais nous allons considérer celles qui sont les plus touchées par l’arthrose, à savoir, les genoux, les hanches, les poignets, les vertèbres (cervicales, dorsales, lombaires), les chevilles.
Les articulations les plus souvent touchées sont les hanches et les genoux pour les membres inférieurs et les vertèbres cervicales, dorsales et lombaires pour le rachis. Ceux qui travaillent avec leurs membres supérieurs (métiers manuels: maçons, déménageurs, coiffeurs, etc..) vont avoir, en plus de l’arthrose des membres inférieurs et du rachis, de l’arthrose au niveau des articulations des membres supérieurs : poignets et coudes essentiellement.
Remarque : L’épaule est plus souvent victime de tendinite que de véritable arthrose, bien que celle-ci soit également possible.

 

Mise en place de l’arthrose?

L’arthrose, donc l’usure du cartilage, se met en place quand les mouvements entre les cartilages d’une articulation se font sous forme de frottements plutôt que sous forme de glissements. Pour comprendre schématiquement le frottement des surfaces articulaires, imaginez que vous frottiez du papier de verre contre du bois.
Nous avons tous fait plus ou moins l’expérience, plus on appuie avec le papier de verre plus le ponçage est efficace.
Au niveau des articulations, c’est la même chose.
Heureusement le corps humain est merveilleusement bien fait puisque le cartilage est très très très lisse et qu’il existe au sein de chaque vraie articulation un liquide, le liquide synovial, que l’on pourrait assimiler pour l’explication à de l’huile. Ainsi, si les pressions son physiologiques (charge = son propre poids et articulations dans leur bonne position), grâce au fait que le cartilage soit très lisse et qu’il y ait la présence de ce liquide, chaque mouvements au sein d’une articulation s’effectue normalement comme un glissement et ne s’y produisent pratiquement pas de frottements et donc quasiment pas d’usure du cartilage.

Mais si les charges sont trop importantes (pratique de la musculation avec charge) ou/et quotidiennes (tension musculaire permanente), les mouvements au niveau des articulations se feront beaucoup moins sous forme de glissement mais davantage sous forme de frottements. C’est alors là que va se mettre en place progressivement une arthrose que l’on pourra qualifier de « précoce » car elle pourrait être évitée ou tout au moins ralentie.

 

Quelles sont les complications de l’arthrose ?

  • L’usure du cartilage et donc l’évolution de l’arthrose ont deux types d’inconvénients :
    Les douleurs articulaires qui en résultent. En effet une fois le cartilage usé, c’est os contre os que vont s’effectuer les frottements, ce qui est assez douloureux au quotidien et peut rendre nécessaire des interventions chirurgicales type arthrodèse (cervicales, lombaires), ou mise en place de prothèse (hanche, genou, épaule,..).
  • Outre les douleurs articulaires, l’usure du cartilage engendre un phénomène physiologique au niveau de l’os sous jacent : le développement de « becs de perroquets » ou ostéophytes. Ceci correspond à un étalement de l’os sous jacent afin d’augmenter la surface de l’articulation et diminuer les pressions au sein de l’articulation.
    Cet étalement de l’os sous jacent permet de « ralentir » le processus d’usure, mais va avoir comme inconvénient de venir parfois comprimer les structures vasculo-nerveuses adjacentes.
    Ces compressions aboutissent à leur tour à des symptomatologies qui peuvent être aussi ennuyeuses voir plus ennuyeuses que celles des hernies discales.
    A ce stade, seule l’intervention chirurgicale permet de dégager ces compressions nerveuses.

 

Il existe différentes situations qui engendrent la mise en place de l’arthrose :

On peut distinguer différents types d’arthrose et différents type de patient qui seront propice à l’arthrose.

Il existe principalement deux principales causes d’arthrose :

  • l’arthrose familiale : Il peut exister une certaine fragilité du cartilage qui peut être transmise de façon héréditaire. L’on connait alors dans sa famille des parents plus ou moins proches qui ont développé de l’arthrose très jeune.
  • l’arthrose par hyper sollicitation des articulations : Une hyper sollicitation de ses articulations et donc de ses cartilages peut provenir d’une pratique sportive ou professionnelle intensive,  d’une raideur musculaire péri-articulaire trop importante ou encore de mauvais positionnements articulaires dûs à des tensions musculaires qui rendent le fonctionnement, d’une ou plusieurs articulations, aphysiologique.Dans ces deux principales causes d’arthroses, la façon la plus efficace pour réduire son évolution est de libérer au maximum la ou les articulations concernées de leurs sur sollicitations mécaniques.

 

Comment faire pour libérer ces articulations de leurs sur-sollicitations mécaniques ?

Eviter si possible, les sports ou les pratiques professionnelles qui demandent des mouvements répétés avec de la force sur les articulations concernées par l’arthrose.
Traiter en ostéopathie les systèmes musculaires péri-articulaires qui contraignent les surfaces articulaires les unes contre les autres et qui augmentent la pression au cm2 sur ces surfaces cartilagineuses.

L’ostéopathie va permettre de redonner de l’amplitude articulaire aux articulations concernées en éliminant les adhérences articulaires mais surtout en détendant tous les systèmes articulaires qui ont pour conséquence d’impacter les surfaces articulaires les unes sur les autres. Le gain de mobilité articulaire va être obtenu en traitant les muscles en questions mais surtout en éliminant les raisons pour lesquelles ces muscles se sont mis dans cette situation de raccourcissement (adaptation du corps à des postures, à des restrictions de mobilité articulaire, à des tensions viscérales, et de nombreuses autres causes).

 

En conclusion :

Vous vous apercevez qu’il devient de plus en plus difficile de tourner la tête pour réaliser vos créneaux, que vous semblez avoir de plus en plus de raideur de la nuque ou d’autres articulations, il est conseillé de consulter votre ostéopathe afin de réaliser un bilan et travailler, si besoin est, ces restrictions de mobilité afin de prévenir une mise en place précoce d’athrose.

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